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Chute des cheveux : causes, bilans biologiques et solutions - interview médecin

Perdre ses cheveux peut avoir de nombreuses causes. Un médecin fait le point sur ce qui mérite un bilan, ce qui rassure et ce qui doit vous alerter.

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Perdre ses cheveux peut avoir de nombreuses causes. Un médecin fait le point sur ce qui mérite un bilan, ce qui rassure et ce qui doit vous alerter.

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🩺 Merci au Docteur Laurent Fogel, médecin, auteur du livre "L'Equation santé - Reprogrammez votre santé de l'intérieur grâce à la micronutrition ", que vous retrouvez sur son super compte Instagram juste ici 👉 https://www.instagram.com/dr_laurent_fogel/

Transcription (automatique)

Mathieu : Dans la chute des cheveux, il n'y a pas qu'une répercussion esthétique. Il y a aussi une perte de confiance en soi, de l'estime de soi. Et ça tombe bien, justement, dans la chute des cheveux, vous allez voir que le follicule pileux est très souvent encore vivant. Et aujourd'hui, dans cette nouvelle interview avec un professionnel de santé, dans cette interview Nutrastream, on va vous donner des exemples de chutes des cheveux, des bilans et enfin, quelques solutions naturelles.

Chute des cheveux interview médecin Nutrastream

Mathieu : Bonjour à toutes et à tous. Je vous souhaite la bienvenue pour cette nouvelle interview Nutrastream avec un professionnel de santé. Eh oui, Nutrastream est enfin de retour sur les plateformes de podcast et sur YouTube. J'avais mis un petit peu en stand-by parce que j'avais énormément de choses à faire, notamment avec les super héros Nutrastream. J'étais toujours présent sur Instagram et TikTok et c'est un plaisir de revenir. Donc n'hésitez pas évidemment à mettre le petit pouce bleu, à activer la cloche, à vous abonner parce qu'il y a énormément d'interviews avec des professionnels de santé qui arrivent. Et justement, aujourd'hui, on ouvre le bal avec un médecin généraliste, expert en prévention. J'ai le plaisir d'accueillir aujourd'hui un invité de choix, le docteur Laurent Fogel. Bonjour Laurent.

Laurent : Bonjour Mathieu. Comment vas-tu ?

Laurent : Merci pour ton invitation. Écoute, super bien et toi ?

Mathieu : Écoute, merci. C'est moi qui te remercie

Laurent : Tu es toujours aussi rayonnant.

Mathieu : Merci, c'est la lumière qui donne cet aspect là, toi aussi. Eh oui, il y a des personnes qui nous écoutent aussi en podcast audio. Sachez que vous pouvez également voir la vidéo sur YouTube, bien entendu. Donc, Laurent, merci beaucoup d'avoir accepté cette invitation pour parler de la chute des cheveux, parce que c'est vrai qu'aujourd'hui, il y a très peu de solutions d'ailleurs qui sont pris en charge.

Tu me diras, même dans le domaine du médicament, je pense très peu, parce qu'on ne pense qu'esthétique, pourtant, il y a quand même des troubles psycho-affectifs derrière la chute des cheveux. On est très concerné. Et avant d'entrer dans le vif du sujet, différents bilans, des solutions, j'aimerais, Laurent, que tu me dises, déjà, quand on va parler des différents types de chutes des cheveux, à quel moment, d'ailleurs, on doit s'inquiéter.

Laurent : Déjà, sache quand même que ce n'est pas que considéré comme de l'esthétique. Il y a quand même tout un tas de collègues, notamment en dermatologie et des centres très spécialisés dans le cheveu, qui prennent ça très au sérieux et qui font des bilans très approfondis pour "bilanter" les patients qui souffrent d'alopécie. Donc, effectivement, parfois, ils n'ont pas de solution et donc ça peut retomber un petit peu dans la case médecine préventive avec des bilans qu'on va proposer.

Quand est-ce qu'il faut s'inquiéter ? Il faut savoir que la chute de cheveux, elle est physiologique. Il est normal de perdre des cheveux. On dit qu'une chute de cheveux est pathologique. Dès lors qu'on perd plus de 100 cheveux par jour pendant une période de plus de deux mois. Ce n'est pas évident de compter le nombre de cheveux qu'on perd, mais une bonne solution, ce serait d’aller sur l'oreiller le matin, sur ses vêtements aussi, et pas tellement dans le bac à douche, parce qu'il y a beaucoup de femmes qui se lavent les cheveux une ou deux fois par semaine.

Il faut savoir qu'on a des cheveux qui se décrochent un petit peu tous les jours de façon physiologique, on va dire entre 25 et 100 à peu près en moyenne, parfois plus en fonction des périodes.

Quand on se lave les cheveux une fois par semaine, on a tous les cheveux qui se sont décrochés pendant la semaine, qui vont être lavés, nettoyés, qui vont partir avec l'eau de douche et qui vont se retrouver au fond du bac à douche. Donc, ça peut donner une angoisse.

Donc, sachez que, déjà, pour vous rassurer, ce n'est pas forcément significatif. Il faut vraiment regarder sur son oreiller. Ensuite, parfois, il y a des personnes qui vont se rendre compte qu'elles ont une vraie perte de volume, que le cheveu s'affine, qui devient cassant, voire avec par endroits, vraiment des raréfactions. Donc là, évidemment, il faut aller consulter.

Mathieu : Tout à fait. Et puis, je le dis toujours d'ailleurs, c'est important en amont. Merci Laurent. De toute façon, même en cas de doute, il est important de consulter votre professionnel de santé. Il faut voir un médecin parce que lui seul peut poser un diagnostic et vous apporter des solutions selon votre profil. Donc, tout ce qu'on va dire aujourd'hui, évidemment, ne remplace pas une consultation. C'est toujours à but informatif.

Donc, avant de parler des bilans et des solutions, est-ce que tu peux me dire rapidement quelques types de chutes de cheveux ? Parce que je que les gens comprennent que dans la majorité des cas, la chute des cheveux est non cicatricielle, c'est-à-dire que le follicule pileux est toujours vivant et que parfois, on peut apporter des choses.

Les différents types et causes de la chute des cheveux

Laurent : Oui, on a des alopécies qu'on appelle cicatricielles, comme tu viens de le dire, qui peuvent être primaires ou secondaires, mais on ne va peut-être pas rentrer dans le détail pour nos auditeurs, parce que c'est vraiment très complexe ici. Mais dans ce type d'alopécie, c'est le follicule pileux qui est attaqué directement. Il y a une destruction. Ce sont des formes, heureusement, qui sont assez rares, enfin plus rares en tout cas, et qui sont généralement prises en charge par nos collègues dermatologues. On a également, dans ces alopécies cicatricielles, on peut citer comme ça l'acné chéloïdienne de la nuque.

On peut citer aussi le lichen plan, l'alopécie fibrose frontale, par exemple, le lupus érythémateux. Toutes ces choses-là sont des maladies très particulières. Il y a les alopécies cicatricielles dites secondaires, par exemple, à la suite d’une brûlure, par exemple, ou une radiothérapie, ça peut arriver.

Et puis, il y a les alopécies non-cicatricielles qui sont heureusement plus fréquentes, où là, on a une conservation du follicule pileux. Là, on va avoir des processus qui vont plutôt réduire ou ralentir la croissance des cheveux sans occasionner de lésions irrémédiables du follicule pileux. C'est important de le savoir. 

Dans les non-cicatricielles, on connaît l'effluvium telogène, bien sûr, qui est fréquent qui peut faire suite, par exemple, à un stress ou à un accouchement, par exemple.

Laurent : Des pathologies, qu'est-ce qu'on peut dire ? L'alopécie androgénique, également, l'alopécie androgénétique. Qui est une des plus fréquentes que l'on rencontre, qui va toucher les femmes atteintes de syndrome des ovaires polykystiques, qu'on appelle PMOS, maintenant, elle a changé de nom tout récemment. Ça fait SOMP en français. Et aussi les messieurs, bien sûr, avec les golfs ici et puis la tonsure derrière, et puis après, on connaît les différents stades. Ça, ce sont des alopécies non cicatricielles. Il y a aussi la pelade qui est une maladie auto-immune assez répandue.

Voilà, je dirais, pour les principales causes que l'on peut citer. Et puis bien sûr, il y a les alopécies de traction, ça, c'est un peu plus rare, mais c'est quand même quelque chose d'assez fréquent. Et puis, il y a les alopécies qui seront en lien avec des carences.

Et ça, moi, je suis au cœur de ça. L’alopécie, soit parce qu'on a une carence en fer, par exemple, en vitamine du groupe B, etc. Et bien sûr, je n'ai pas cité, mais ça me vient tout de suite, les causes hormonales comme l'hypothyroïdie. Dans les causes hormonales, on a vu l'androgénétique, mais aussi des causes comme hypothyroïdie ou l’hypoœstrogénie, notamment de la femme ménopausée.

Laurent : Donc, hypoœstrogénie avec une hyperandrogénie relative, du coup.

Mathieu : Tout à fait. Donc, je rappelle rapidement, c'est quand on n'a pas assez d'œstrogène, tout simplement, qui fait partie de la famille des hormones stéroïdiennes. Oui, et en fait, c'est vrai que dans ces types d'alopécies, il y en a plusieurs. La non-cicatricielle, on estime que c'est 97% de la population. Donc c'est plutôt qui sont bien sûr concernés par la chute des cheveux. Donc, ça veut dire que dans la majorité des cas, le follicule pileux est vivant. Il y en a plein d'autres, évidemment, comme...

Il y a des IST, par exemple, qui peuvent entraîner, comme tu sais, une chute des cheveux. Il y a aussi l'effuvium anagène, etc. Et toi, dans tes consultations, juste comme ça, dans la majorité des cas, j'imagine que tu observes une alopécie androgénétique et peut-être d'autres causes sous-jacentes ou beaucoup plus d'effuvium telogène de ton côté ?

Laurent : Moi, j'ai beaucoup d'alopécie androgénétique et de causes carentielles et hormonales avec hypothyroïdie. Mais bon, parce que c'est peut-être lié aussi à, comme on dit, un biais de recrutement. Je n'ai pas assez de patients. Oui, bien sûr, tout à fait. Le reste, j'ai peu, globalement.

Mathieu : Cela étant, il y a d'autres types de chutes des cheveux. On ne va pas parler de la kératose pilaire décalvante ou encore de l'alopécie aérata, si je ne me trompe pas, ce qui est la pelade, évidemment, là, une consultation est quand même plus que nécessaire.

Perte de cheveux : quelles analyses biologiques ?

Mathieu : C'est bien, tu parlais de carences, tu parlais d'hormones. Effectivement, on sait que, par exemple, si on n'a pas assez de zinc, si on n'a pas assez de faire, ça peut entraîner une chute des cheveux. Et c'est vrai que là, on se dit : C'est dommage, parce que parfois, on ne va pas très loin, je trouve. Alors, c'est ma prise de position, évidemment, mon point de vue. On ne va pas très loin, parfois, dans les bilans.

Il y a des bilans conventionnels qui ont le mérite d'exister, qui peuvent être suffisants. Je pense notamment à la ferritine, à coupler au moins avec la CRP, parce que quand on a une inflammation, tu le sais, on a une augmentation de la ferritine et donc on peut passer à côté d'une carence. Est-ce que tu pourrais nous donner nous communiquer déjà un bilan, on va dire, classique, conventionnel, un bilan vraiment assez court ?

Mathieu : Et puis un bilan vraiment où tu dis oui, il y a quand même beaucoup plus de choses à creuser, certaines causes sous-jacentes. Tu as parlé des hormones, éventuellement le stress ou encore les carences en vitamines et minéraux. Est-ce que tu peux nous donner un petit peu plus de matière ici ?

Laurent : Oui, alors généralement, dans ce type de bilan, on va rechercher effectivement une carence en fer, une carence en vitamines du groupe B. Souvent, on va réaliser un petit bilan hormonal quand même à la recherche d'une hyperandrogénie ou d'une hypothyroïdie. Et puis, écoute, ça, c'est vraiment le bilan de base qui est réalisé par les collègues. Peut-être qu'ils vont chercher des causes auto-immunes, autres, je ne sais pas. Ça dépend vraiment, je pense, du contexte.

En tout cas, voilà. Après moi, en ce qui me concerne, je vais effectivement rechercher les mêmes choses, mais je pense que par rapport, on va dire, à la médecine un peu plus conventionnelle. C'est vrai que moi, j'ai vite tendance à aller chercher d'autres carence. Alors peut-être que mes confrères le font aussi, mais je ne sais pas, je parle pour moi, donc je ne parle pas pour les autres.

Moi, je vais aller rechercher une carence en zinc, en sélénium, en cuivre aussi, parce que ce sont des cofacteurs d'un tas de réactions à l'organisme. J'aime bien regarder aussi la vitamine A en plus. On peut avoir des carences, notamment par mal transformation du bêta carotène alimentaire en vitamine A, parce que, différentes raisons, mais il y en a deux principales : l'hypothyroïdie, qui peut être avérée ou frustre, ou encore un intestin hyperperméable, ce qu'on appelle le leaky gut.

Laurent : Ça donne une diminution de cette transformation de bêta carotène en vitamine A, donc ça se voit. J'aime bien regarder aussi le taux de vitamine D, parce qu'il y a des récepteurs à la vitamine D sur les follicules pileux et donc c'est important d'avoir un bon niveau de vitamine D. La vitamine E qui est antioxydante. Moi, j'interroge aussi mes patients. Je demande aussi, excusez-moi, j'ai oublié de dire, l'iode, l'iode urinaire sur les urines de 24 heures.

Mathieu : Oui, il faut quand même le dire, l'iode, je me permets, c'est vraiment un des micronutriments oubliés des bilans. Et je pense que 80% de la population est carencée en iode. On n'a pas de chiffre officiel. Oui, on a INCA 3, c'est fait sur des femmes en âge de concevoir et en plus avec une prise de sang, alors que tu l'as dit, l'iode urinaire, c'est quelque chose que je conseille également sur les réseaux sociaux. D'après l'OMS, il vaut mieux faire une iodurie. Donc, on passe déjà... Comment avoir des cheveux en bonne santé, de qualité sans iode ? Moi, ça peut être compliqué.

Laurent : Pourquoi l'iode ? Parce que l'iode, c'est aussi un des précurseurs des hormones thyroïdiennes. Du coup, si on n'a pas assez d'iode, on peut être en hypothyroïdie frustre… Donc, on revient sur la case un peu hypothyroïdie. Mais c'est vrai que l'iode urinaire, c'est compliqué parce qu'il faut faire des urines de 24 heures. Se taper un recueil d'urine de 24 heures juste pour un dosage d'iode, parfois, les gens, ils n'ont pas envie de le faire, ils ne peuvent pas s'embêter, etc.

C'est un peu contraignant, il faut avouer, c'est vrai. Mais c'est vrai que d'un point de vue santé, je trouve que c'est relativement rentable. Ensuite, j'aime bien demander un statut acide gras, parce qu'on va regarder le niveau d'oméga 3, oméga 6, etc. Avec des rapports d'inflammation. C'est intéressant si on peut ou si on n'a pas la possibilité de faire un bilan pareil qui coûte dans les 90 € à peu près, on peut interroger tout simplement le patient.

Parce que moi, j'aime bien interroger et faire le bilan parce que ça me permet, quand je supplémente, de voir d'où j'arrive. Donc, ça me permet d'adapter mieux ma supplémentation. Mais sinon, quelqu'un qui mange des poissons gras une à deux fois par semaine, ce n'est pas suffisant.

Laurent : Il faudrait manger au moins trois ou quatre fois, des petits poissons gras, parce que quand on en mange autant, il faut faire attention. Aux métaux lourds et également aux microplastiques, évidemment. Et bien sûr, interroger le patient sur leur consommation de protéine. Est-ce qu'il mange suffisamment de protéine ?

Parce que le cheveu, il est composé quand même à 90% de kératine. Et donc, si on n'a pas assez d'apport protéique, et je peux vous dire qu'il y a beaucoup de femmes, aussi les messieurs, mais encore plus les femmes qui ne mangent pas assez de protéine, et il faut manger entre 1,2 et 1,5 grammes par kilo de poids idéal par jour, et je peux vous garantir que ce n'est pas facile d'y arriver. Donc, là, quand on souffre d'alopécie, mais augmentez vos rations de protéine.

Un œuf, c'est à peu près 7 grammes de protéine. Si on en mange deux, déjà, on est à 14 grammes et ainsi de suite. Il y a des applications qui existent où on peut quantifier, justement, par rapport à ce qu'on a l'habitude de manger, à combien ça correspond de protéine par jour. Ça, ce n'est pas mal à utiliser.

Mathieu : J'en parle très souvent. Tu dis, on peut interroger le patient, la patiente, sur les oméga 3, par exemple, sa consommation de des petits poissons gras, etc. Et d'ailleurs, il y a un amalgame qui est fait sur les oméga 3 en pensant que c'est bon, j'ai mes graines de lin, j'ai mon huile de colza, je mange des noix, j'ai mes oméga 3. Je dis aux gens : Attention, ce sont des ALA, ils sont bien sûr nécessaires, évidemment, mais il y a aussi les autres oméga 3. EPA, DHA, qu'on retrouve notamment dans les petits poissons gras, hareng, sardine, anchois, maquereau, qui apportent des protéines également.

Donc ça tombe bien. Oui, c'est vrai qu'on n'en mange pas assez et ils sont importants, déjà pour la santé, on va dire, de manière générale. Et pour les cheveux et pour les protéines, est-ce que tu questionnes tes patients ou est-ce que tu dis comme les oméga 3, je vais questionner et puis éventuellement, je vais rajouter un marqueur dans la prise de sang ?

Laurent : Je les questionne principalement. Cela étant, on peut demander l'albumine, c'est vrai quand même.

Mathieu : L'albumine, oui. L'albumine pourrait être intéressant. Cela étant, je pense qu'un questionnaire pourrait suffire ici. Ça se voit assez rapidement, comme tu dis, une carence en protéine. C'est souvent le cas. Les femmes ne mangent pas assez, je trouve, de protéines, beaucoup plus que les hommes, en effet. Et attention aussi aux protéines végétales. Alors, je ne suis pas contre, mais c'est juste qu'il faut bien les associer.

Parce que tu l'as dit très clairement, la kératine, c'est une protéine qu'on retrouve dans les cheveux, dans les ongles aussi. Et la kératine, il y a beaucoup d'acide aminé soufrés. Et donc, dans les protéines végétales, ça peut être difficile de trouver la méthionine et la cystéine. Et c'est pour ça que ça peut être intéressant de coupler les protéines végétales. Par exemple, le riz, graines de chanvre et le pois. Là, vous avez quelque chose de beaucoup plus complet que vous pouvez utiliser tout de la journée.

Par exemple, vous n'êtes pas obligé de les prendre forcément en même temps. Donc ça, c'est important. Donc merci de parler de bilan. Moi, j'imagine que dans la thyroïde, tu ne te suffis pas au marqueur TSH ?

Laurent : Non. Alors moi, je demande la TSH, bien sûr, mais je demande également la T4 et la T3. La T4, je la demande pour avoir une idée de la production par la thyroïde d'hormones thyroïdiennes. À partir du zinc, du sélénium, etc. De voir ce qu'elle est capable de produire. Et aussi la T3 pour voir la conversion périphérique de cette T4 en T3, puisque ça se fait dans les cellules en périphérie.

Et en revanche, on est surpris d'avoir un bon taux de T4, une bonne TSH, mais une T3 effondrée, ça arrive, on a un bloc de transformation. Et ça, si on ne la demande pas, on passe complètement à côté. Donc, vu que ce n'est pas recommandé par la Haute Autorité de Santé, ce n'est pas grave. On fait une TSH, remboursée, et puis T4, T3, on la demande hors nomenclature, non remboursée.

Ça, les patients, parfois, ont un peu de mal à comprendre pourquoi, mais tout simplement, c'est parce que ce sont les recommandations officielles. On ne peut pas faire de T4 et T3 remboursées si on a une TSH normale. Ce n'est pas grave. Comme on a besoin pour appréhender cette fonction, on la demande et ça ne coûte pas très cher, donc c'est OK.

Mathieu : Moi, j'insiste aussi, la TSH, ce n’est pas suffisante et en plus, on peut avoir une TSH normale, mais ça veut dire quoi normale ? Parce que si elle est à 3,5, c'est compliqué aussi. Elle paraît normale mal à trois et demi, mais en général, on n'est pas dans les zones, on va dire, optimales. Je n'aime pas trop parler de normes santé, parce que j'ai l'impression que si on sort de la norme, on est forcément malade. Moi, j'appelle ça zone optimale plutôt.

Laurent : Oui, on dit que c'est bien d'avoir une TSH en dessous de 1,5 à 2. Et honnêtement, pour faire quand même pas mal de bilan, je peux vous dire que dès lors qu'on a une TSH qui est au-dessus de 1. 5 ou 2, allez, dans 9 cas sur 10, je ne veux pas être trop extrême, on va retrouver des carences en iode et/ou en zinc et/ou en sélénium. Vous voyez que c'est intéressant d'aller regarder tout ça.

Mathieu : Oui, tout à fait. Et enfin, peut-être avant de passer aux solutions, si tu peux nous dire très rapidement, pour toi, la ferritine, tu vises quoi exactement en zone optimale pour une femme et un homme ? Moi, en général, je dis, notamment sur Instagram et sur TikTok, une ferritine pour une femme, 50 à 75, pour un homme, 75 à 100. Mais ça, c'est mon point de vue en tant que biochimiste. Oui, c'est ça.

Laurent : 70 à 80, je suis assez d'accord avec ça. Avec une saturation autour de 35 à 40%, c'est bien.

Mathieu : Tout à fait. Donc, je rappelle, quand on parle de saturation, c'est qu'on a le coefficient de saturation de la transferrine. On peut regarder aussi le fer circulant.

Il y a la CRP, qui est une protéine C réactive qui augmente la ferritine en cas d'inflammation et donc peut masquer une carence, un manque ou une insuffisance, on va dire. Donc ça, c'est important parce qu'à mon avis, toi, dans tes bilans, j'imagine que tu retrouves beaucoup de femmes avec une ferritine qui doit être en dessous de 50, mais bien en dessous de 50, à mon avis.

Laurent : On a beaucoup de dames qui ont des ferritines très basses, notamment quand elles ont des règles hémorragiques. Ça, il faut prendre en charge. Parce que déjà, elles sont fatiguées, plus ou moins, le fer est un des cofacteurs indispensables d'une enzyme qui permet la production, justement, de la sérotonine dans le cerveau, entre autres. La sérotonine, c'est l'hormone du calme et de la sérénité.

Donc, si on n'a pas assez de fer, on ne peut pas bien produire cette hormone-là, ce neurotransmetteur. Donc, le fer est hyper important. Moi, parfois, je n'hésite pas à donner un petit peu d’Exacyl aux patients. Ça, c'est OK. L’Exacyl, c'est un médicament pour couper le saignement quand il est trop abondant. Les gynécos le font parfois aussi. Ils donnent un peu d’Exacyl pendant le moment des règles, uniquement pendant les règles. Et ça peut permettre de limiter les pertes sanguines et en même temps, on va donner du fer à côté pour le remonter.

Et parfois, si la dame a un syndrome prémenstruel, on peut être aussi amené, si elle n'a pas de contraception, à donner un petit peu de progestérone naturelle en l'absence de contre-indication, bien évidemment, une tumeur du sein ou quoi que ce soit.

Laurent : Et à ce moment-là, on peut améliorer tous ces symptômes là.

Vos solutions en cas de chute de cheveux

Perte de cheveux brosse couverte de cheveux

Mathieu : Écoute, merci Laurent pour ces informations. C'est toujours intéressant de voir un peu comment tu travailles au quotidien. Pour la troisième partie, je te propose de passer à quelques solutions naturelles ou non d'ailleurs, parce que vous allez voir, il y a beaucoup de solutions pour la croissance des cheveux. Je rappelle, encore une fois, ce sont des conseils généraux, mais c'est vrai que c'est toujours intéressant de parler de micronutriments, de plantes aussi. On n'a pas parlé de la DHT, notamment, qui est responsable en grande partie de l'alopécie androgénétique.

Je rappelle très rapidement la DHT, qu'est-ce que c'est ? C'est un dérivé de la testostérone. La testostérone se transforme en DHT avec la présence d'une enzyme, la 5 alpha-reductase. Il y a des petites astuces, parfois, pour freiner. D'ailleurs, il y a des astuces dans le domaine du médicament. Il y a des astuces naturelles, bien sûr, on sait que le naturel a ses limites, bien évidemment, et c'est pour ça qu'il faut consulter votre médecin en cas de doute. Ils peuvent vous accompagner selon votre profil.

Et encore une fois, ces méthodes, elles ne sont pas à opposer. Justement, moi, ce que je dis toujours, c'est que ce sont des méthodes complémentaires, adaptées à chacun.

Mathieu : Tu parlais déjà des carences. Donc, effectivement, quand il y a des carences, on corrige les carences, on peut creuser les causes. Tu as parlé d'hyperperméabilité intestinale, le leaky gut. Dans les actifs de santé naturels, qu'est-ce qui te vient à l'esprit comme ça ? C'est ce qui serait intéressant dans la chute des cheveux, en général, évidemment ?

Laurent : Tout d'abord, je devrais revenir juste sur un point. Tu as parlé de la DHT. Je vais oublier de le citer tout à l'heure dans les bilans que je demande, mais évidemment, dans le bilan en voilà, je demande l'androstanediol glucuronide, qui est une des formes stables de la dihydrotestostérone, de la DHT.

Ça, c'est quelque chose que je demande, qui n'est pas remboursé, malheureusement, qui coûte un petit peu, autour d'une cinquantaine d'euros peut-être, mais c'est intéressant quand même de l'avoir pour justement étiqueter cette alopécie androgénique. Alors, qu'est-ce qui va freiner la 5-alpha-reductase qui est à l'origine, qui est l'enzyme qui transforme la testostérone en cette dihydrotestostérone, vous avez le zinc. Ça, c'est très important de le doser pour vérifier.

Mais il y a aussi les actifs comme le saw palmetto, le palmier nain, et l'ortie racine, qui sont intéressants à utiliser sous forme de complément alimentaire. La 5-alpha-reductase, elle est également inhibée par un médicament qu'on appelle le finastéride, qui est largement répandu, mais qui n’est quand même pas dénué d'effet secondaire, comme les troubles de la libido ou de l'érection. Moi, je n'aime pas trop. Voilà pour la 5-alpha-réductase.

Mathieu : Là, effectivement, s'il y a une carence, on va la corriger. Là, on ne va pas parler d'alimentation pour les cheveux parce que j'ai déjà fait une interview avec une diététicienne. L'alimentation restera toujours la base, bien évidemment. On peut corriger une carence beaucoup plus rapidement, surtout quand il s'agit de chutes déchues. On a envie d'agir assez vite. On retrouve le zinc, tu l'as dit. On retrouve, on en avait parlé tout à l'heure, l'iode.

On va retrouver, dans certains cas, l'iode, évidemment, parce qu'elle peut être déconseillée en cas d'hyperthyroïdie et encore, c'est du cas par cas, c'est pour ça que c'est bien d'être accompagné par son professionnel de santé. On va retrouver, bien sûr, le sélénium qui est important. On va retrouver le fer. Pareil, on ne prend pas de fer sans un bilan, s'il vous plaît, parce que le fer, on ne le prend pas comme ça. Ce n'est pas un bonbon. Oui, Laurent, dis-moi.

Laurent : Excuse-moi, j'ai oublié de rebondir parce que ce que tu viens de dire est extrêmement important, ni le fer, ni le cuivre, ni le sélénium.

Mathieu : Alors moi, le cuivre, je le dis souvent aussi. Le sélénium, ça dépend du dosage. Effectivement, si on est à 100% de VNR, on va faire attention.

Mathieu : Le cuivre, la carence... Alors, je ne sais pas ton côté, justement, tu vas nous dire. Comme tu sais, je travaille beaucoup avec des médecins et le cuivre, je la vois très rarement dans les carences. J'en ai parlé déjà, j'ai fait une newsletter sur le cuivre. Je vois beaucoup plus le fer en général dans les dosages assez bas.

La vitamine D, on l'a noté, 80% de la population en manque, ça on sait. Et tu l'as dit justement, au niveau du follicule pileux, en gros, ça aide à la différenciation cellulaire. On a plein de récepteurs de la vitamine D. Pour expliquer ce que c'est, les récepteurs, ce sont des systèmes de clés serrures et la clé, c'est la vitamine D. Donc là, pour le coup, c'est indispensable. Est-ce que toi, tu vois beaucoup de carence en cuivre ? Pas beaucoup.

Laurent : Non, pas beaucoup. Ça arrive, mais pas beaucoup, globalement.

Mathieu : Voilà. Donc en général, c'est vrai qu'ils font un bilan, tu le fais. Donc ça, c'est bien. Le cuivre ne coûte pas très cher en plus. Mais c'est vrai qu'un manque de cuivre entraîne une chute des cheveux. Et tu as parlé aussi de la vitamine A. Et en plus, c'est vrai que la vitamine A, elle a une action, je dirais, à 360 degrés du fait de problèmes de transformation du bêta carotène qui est, je rappelle, une provitamine A qu'on trouve par exemple dans les carottes.

On peut avoir du mal à le transformer. Alors, il y a d'autres choses aussi. Tout ce qui est problèmes d'intestin, tu l'as dit, de digestion. On a aussi tout ce qui est syndrome de Gilbert. On a tout ce qui est problèmes d'acide biliaire, évidemment, qui fait que comme c'est une vitamine liposoluble, ça peut être compliqué parfois d'avoir un bon taux de vitamine A. Et cette vitamine A, elle est si nécessaire, on n'y pense pas, elle est en lien avec le fer. D'ailleurs, c'est une allégation de santé qui est autorisée par l'Union européenne. Quand la vitamine A et le fer sont très liés et parfois, on a du mal à remonter une carence en fer.

Mathieu : Alors c'est rare, mais ça peut arriver parce qu'on est en carence de vitamine A. Donc c'est vrai que c'est assez lié pour le coup. Et dans le domaine de la conversion, on va dire, testo en DHT, tu as parlé à juste titre du Saw palmetto, du palmier nain. Alors il faut bien choisir le palmier nain, bien avoir un dosage en acide gras libre dans le produit. Je rappelle, minimum 50 mg d'acide gras libre. Et enfin, l'ortie intéressante. On a a priori le thé vert, mais c'est vrai que les études sont assez faibles, je trouve, à ce sujet sur la DHT. Quelles sont les autres solutions au-delà du complément alimentaire ?

Laurent : Il y a d'autres solutions. On n'a pas parlé du Minoxidil, qui est un des médicaments en application locale qui est aussi très répandu. Le Minoxidil, lui, il va agir par vasodilatation des capillaires sanguins, donc il va apporter un afflux de nutriments au niveau du follicule pileux. Et là, on a aussi des actifs, je dirais, locaux qui peuvent améliorer aussi la vasodilatation locale et donc l'apport de nutriments comme des cosmétiques. Je ne sais pas si on peut citer des marques. Non.

Mathieu : Tu peux citer des actifs si tu en as.

Laurent : Je vais reprendre. Il y a des cosmétiques qu'on peut appliquer localement. Sans citer de marques, il y en a qui sont à base de caféine, par exemple, qui va favoriser la microcirculation locale avec aussi de la vitamine PP, de la niacinamide. Il y a du biotinyl-GHK qui est un peptide qui va renforcer l'ancrage du follicule pileux. On peut retrouver également dans ces principes actifs du zinc et de la glycine, parfois, qui fortifient la fibre capillaire.

On peut retrouver également dans ce type de principe actif des polyphénols, notamment de mélèze et de catéchine de thé vert. Tu as parlé un peu de thé vert tout à l'heure. Qui favorise la croissance du cheveu. Et voilà, globalement, pour ce que...

Mathieu : Il y a pas mal de choses. Ça tombe bien, tu parlais de microcirculation qui apporte effectivement les nutriments au cœur du bulbe, etc. Vous pouvez aussi vous masser. Ça peut être intéressant. Alors évidemment, vous n’allez pas contrer une alopécie androgénétique d'un coup et avoir une crinière de lion.

Évidemment, je le dis, mais en plus c'est agréable. Massez-vous les cheveux aussi le soir, je ne sais pas, devant la télé, par exemple. Vous pouvez vous masser avec le bout des doigts comme ça. Pourquoi se masser ?

Laurent : Demandez à la personne qui est à côté de toi de se masser.

Mathieu : Et aussi, exactement, les petites papouilles comme ça, on va activer la microcirculation. On peut même utiliser un petit mélange d'huiles essentielles.

Laurent : Il y aura plein d'hormones.

Mathieu : L'ocytocine ? En plus, quand on n'est pas seuls, on sécrète de l'ocytocine, en effet. Voilà, ce qui est très bon. Ce qui est très bon pour le corps. Et pour le massage, vous pouvez mélanger, par exemple, des huiles essentielles de cèdre, de thym ou le romarin.

Alors attention, romarin, il y a beaucoup de chémotypes, le romarin à cinéole dans une huile végétale, jojoba. Par exemple, je vous ferai un petit YouTube short à ce sujet d'ailleurs, donc n'hésitez pas à vous abonner, l'huile de pépins de raisin, etc. N'hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien parce qu'il peut y avoir des allergies quand même avec les huiles essentielles. Bien évidemment, vous faites un petit test au pli du coude 48 heures avant. Avant de terminer, Laurent, est-ce que tu peux aussi nous parler de la mésothérapie ? Parce que j'ai eu pas mal de questions à ce sujet sur Instagram.

Laurent : Oui, on a d'autres effectivement traitements locaux. On a parlé de traitements un peu généraux, les cosmétiques. Et nous, on va pouvoir également traiter de façon locale avec de la mésothérapie.

La mésothérapie, ça consiste à utiliser un médicament parfois ou des vitamines, ou des mélanges polyvitaminés avec un peu d'acide hyaluronique, parfois, ou des peptides, ou des mêmes des PDRN. Ça, c'est encore autre chose. Les PDRN, ce sont des polydésoxyribonucléotide qui proviennent généralement de saumon. C'est assez à la mode. Les gens suivent ça sur les réseaux.

Mais c'est vrai que c'est intéressant parce que tout cela va permettre d'aller stimuler la croissance capillaire. Ça rebooste un peu nos fibroblastes. Et il y a même des gens qui s'amusent à piquer sans mettre de produit parce que le fait de piquer, uniquement la piqûre, la stimulation, provoque une stimulation mécanique qui va booster nos fibroblastes.

Donc, quand on fait la piqûre et qu'on injecte un produit, c'est encore mieux parce qu'on a la stimulation mécanique de l'aiguille plus la stimulation du produit qu'on va venir injecter et qui va permettre une activation de cette repousse du cheveu. Donc, la mésothérapie, il faut savoir qu'au début, quand on commence à injecter, on va avoir d'abord un ralentissement de la chute.

Laurent : Et puis, souvent, on peut avoir un arrêt. Vraiment, ça peut, en tout cas, franchement se ralentir. Et puis, à terme, au bout de quelques séances, on commence à voir le cheveu reprendre du poil de la bête, si je puis dire. Il va s'épaissir. Il va s'épaissir et il va être plus solide, plus brillant.

Et généralement, les personnes sont assez convaincues parce qu'elles retrouvent un peu de volume. Donc, ce n'est pas qu'il y forcément plus de cheveux, mais c'est que les cheveux qui sont présents, comme ils sont plus épais, il y a un phénomène, une impression de volume. En plus, on peut associer la mésothérapie à des séances de photobiomodulation. On utilise des LED médicales qui vont envoyer des longueurs d'ondes. On va utiliser beaucoup de rouge et ça va aller stimuler également la croissance du cheveu, parce que cette lumière, les LED qu'on utilise, agir au niveau des mitochondries, les organites énergétiques de nos cellules.

Ça va rebooster tout ça et ça permet d'activer les fibroblastes pour qu'ils puissent, si je puis dire, reformer du cheveu. Ça booste tout ce petit monde-là.

Mathieu : Exactement, c'est une lumière rouge. Moi, je conseillais de voir ça avec votre médecin aussi parce que je sais qu'il y a des… Je ne suis pas contre les home device, c'est-à-dire ce qu'on peut utiliser à la maison, mais ce n'est pas la même puissance, les amis. Donc, je le dis quand même au cas où. Et votre médecin peut vous accompagner sur le sujet.

Laurent : D'abord, ce n'est pas la même puissance, tu as raison. Et deuxièmement, il ne faut pas en faire non plus tous les jours. Ça peut être contreproductif. Il faut en faire une à deux fois maximum par semaine, mais pas trop souvent, pas tous les jours.

Mathieu : En tout cas, merci beaucoup Laurent. Et au moins, c'est quand même rassurant de se dire qu'il existe des solutions dans la chute des cheveux. Pas de fatalité, encore une fois. Alors, on peut repousser ou on peut rendre les cheveux qui sont présents beaucoup plus dense. On va ralentir la chute des cheveux. Donc, il y a pas mal d'autres solutions, évidemment, comme des injections intramusculaires de bépanthène, biotine, qui sont de la vitamine du groupe B, etc. Et avant de se quitter, Laurent, je vais déjà mettre ton compte Instagram en descriptif pour les personnes qui nous écoutent. Je le mettrai aussi sur la plateforme de podcast, @dr_laurent_fogel. Et tu as écrit un livre que j'apprécie beaucoup. Tu peux en parler rapidement, qui s'appelle L'Équation Santé.

Laurent : Merci d'en parler. Dans le livre, l'Équation santé, j'ai écrit avec le cœur. Cœur et expertise. Oui, j'ai mis vraiment tout ce qui me tenait à cœur. Il y a toute une partie sur l'environnement, Il y a un chapitre qui fait un peu parler, Pourquoi nous donne-t-on de la merde à bouffer ?

Il y a un chapitre sur Eat the Rainbow qui plaît beaucoup, sur les couleurs de l'arc-en-ciel, pourquoi c'est important de manger diversifié, de couleurs, etc. Donc j'explique un petit peu tout ça. Et surtout, je pense que ce qui est intéressant, c'est les 20 protocoles santé que je donne dedans. J'ai pris les 20 causes les plus fréquentes de consultation. Je suis fatigué, je ne bande plus, je ne tombe pas enceinte, j'ai mal au ventre, j'ai des troubles du sommeil, etc.

Et je vous donne des solutions, on va dire, faciles, naturelles à mettre en place, bien évidemment en l'absence de maladie. On a éliminé les maladies et on lit le bouquin, où j'essaie de vous donner des astuces pour vous en sortir seul. Et bien évidemment, si ça ne fonctionne pas, après, il faut aller consulter. Mais en tout cas, ça peut permettre vraiment de se débrouiller par soi-même, de trouver des petits moyens.

Mathieu : Très bien. Et nous, on adore les solutions naturelles. Ça tombe bien. En tous les cas, Laurent, merci infiniment pour cette interview. Je te remercie. Merci beaucoup. Pour la prochaine interview, on va se retrouver également avec un médecin généraliste, parce qu'aujourd'hui, vous avez vu, on n'a pas parlé de la greffe de cheveux, parce qu'on ne peut pas tout dire en une interview.

Donc, ce sera une partie deux avec un autre médecin. Merci beaucoup en tous les cas. N'hésitez pas, bien sûr, comme je le dis toujours, à vous abonner sur YouTube ou sur les plateformes de podcast. À bien noter, évidemment, ça aide la chaîne. À très vite sur Nutrastream et vive les ingrédients de santé naturelle.

Portrait de Mathieu, fondateur de Nutrastream

Mathieu de Nutrastream

Expert en produits de santé naturels depuis 15 ans, fondateur de Nutrastream et biologiste, je souhaite partager les conseils qui fonctionnent avec vous. Fan de pâtisseries et des parcs nationaux !

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